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Relation à l’autre : « L’effet miroir » plus complexe qu’il n’y paraît ?

Dernière mise à jour : 18 févr. 2021


Pour la plupart des gens et donc des blogs sur Internet, l’effet miroir se produit quand on voit ou, au contraire, refuse de voir en l’autre ce qui existe et nous agace chez nous-même.


Souvent, cette conviction est étayée par les propos suivants de Carl Gustave Jung :

« Tout ce qui nous irrite chez les autres nous conduit à une meilleure connaissance de nous-mêmes. »


Effectivement, il arrive qu’on déteste, chez quelqu'un, quelque chose présent aussi chez nous et que l'on a du mal à reconnaître ou assumer (ce que traduit bien le proverbe "Avant d'enlever la paille dans l'œil de ton voisin, enlève déjà la poutre qui est dans le tient !").


Il s’agit d’une forme de miroir direct. Probablement la plus strictement corrélée à la citation de Jung prise au premier degré.


Si l’histoire s’arrêtait là, l’effet miroir serait déjà utile.


Mais les choses sont rarement aussi simples qu’elles ne paraissent, et limiter le discours de Jung à ce simple effet direct semble un peu réducteur.


On peut en effet imaginer bien d’autres formes d’effets miroir qui, sans contredire Jung, apportent un éclairage bien différent, parfois même contradictoire avec cette première interprétation !


Après tout, les propos de Jung ne suggèrent pas exactement que ce qui nous irritent chez les autres reflète directement notre propre comportement, cela permet juste d’en savoir plus sur nous.


Dit autrement, rien ne dit que le miroir en question n’est pas déformant…


C’est en quelque sorte ce que défend Daniel Ofman, inventeur d’un quadrant qui met en scène nos qualités fondamentales (core qualities) et décrit ce qu’elles deviennent quand on les pousse à l’excès.


Il désigne ce qui nous irrite chez les autres, comme nos allergies elles-mêmes à l’origine de qualités qui nous font défaut : nos challenges.


Ainsi, pour Daniel Ofman, un comportement chez quelqu’un qui suscite en nous de l’allergie ne signifie pas que nous agissons aussi de la même manière sans vouloir le reconnaître, mais au contraire que nous possédons une qualité à l’opposé de ce qui stimule cette allergie.




Le miroir dans ce cas est inversé !


Et cela n’entre pas en conflit avec la vision de Jung : effectivement, dans ce cas aussi, ce qui nous irrite chez les autres nous conduit à une meilleure connaissance de nos qualités fondamentales, donc de nous-même.


Sur le même principe, on peut imaginer plusieurs autres déclinaisons avec différents types de miroirs : grossissants, amincissants ou simplement déformants.


Il convient donc de manipuler toute interprétation de cet effet miroir avec prudence, car si effectivement il est certain qu’il nous renseigne sur nous-mêmes, il n’est pas toujours facile de savoir dans quel sens…


Besoin d’aide pour y voir clair ? Pensez au coaching et à epicallia ! 😉


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